Agitation
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Liste des commentaires 1Recherche d'une cause organique
Jusqu'à preuve du contraire, une pathologie organique ou toxique doit être suspectée chez tout patient agité sans antécédent psychiatrique connu présentant un examen clinique anormal ou une agitation incontrôlable.Grade B
Les causes organiques les plus fréquentes sont : troubles hydroélectrolytiques, hypoglycémie, hypoxie, hypercapnie, globe vésical, fécalome, hyperthermie, méningite, AVC, masse intracrânienne, épilepsie, traumatisme méconnu, douleur, intoxication (alcool, drogue, médicaments, etc.), sans oublier les états d'agitation révélateurs d'une hémorragie méningée, d'une méningoencéphalite, voire d'une infection sévère, respiratoire notamment.
En cas d'affection psychiatrique connue avec anamnèse, examen clinique, glycémie et SaO2 normaux, aucun autre examen paraclinique n'est nécessaire.
2Prise en charge relationnelle
Les recommandations publiées concernent l'agitation sévère dont la prise en charge est hospitalière. Celle-ci est pluridisciplinaire (urgentiste, psychiatre, équipe soignante et au besoin agent de sécurité). Le contact verbal doit permettre d'instaurer un climat de confiance pour obtenir une alliance thérapeutique.
3Contention physique
Mesure d'exception, elle est systématiquement associée à une sédation médicamenteuse. Sa nécessité doit être réévaluée toutes les 15 minutes, avec surveillance des fréquences cardiaques et respiratoires, et de la pression artérielle.
4Alcoolisme : sevrage et ivresse
En cas de delirium tremens, l'utilisation de diazépam est recommandée en 1re intention, à dose de charge par voie intraveineuse (10 mg par heure). Le flunitrazépam et l'oxazépam sont également validés dans cette indication.
En cas d'ivresse alcoolique, il est recommandé de traiter par chlorazépate dipotassique à la dose de 50 à 100 mg per os ou 10 mg par minute en titration par voie intraveineuse jusqu'à l'obtention d'un début de sédation.
5Traitement neuroleptique
Les neuroleptiques dits atypiques, aux effets indésirables extrapyramidaux moins marqués, sont indiqués en 1re intention, les neuroleptiques classiques en 2e intention.