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 Défense contre les infections

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sarihamid

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MessageSujet: Défense contre les infections   Dim 27 Nov - 19:15


Défense contre les infections

La défense contre les infections est assurée par un ensemble de cellules du sang et des tissus et par des substances qu’elles sécrètent appelées anticorps. Trois phénomènes se superposent et se coordonnent : l’inflammation qui circonscrit les agresseurs, la réaction de défense elle-même, et l’immunité qui en résulte. L’ensemble constitue notre système immunitaire.

Le point de départ

Pour le système immunitaire, toute substance étrangère organique est un ensemble d’antigènes , qu’il s’agisse d’une colonie de bactérie, d’une écharde, ou d’une piqûre d’ortie. En l’occurrence, ces antigènes sont ceux d’un micro-organisme vivant. Une fois le microbe pénétré dans l’organisme, ce dernier doit reconnaître l’agresseur et donc faire appel à sa mémoire immunitaire. Mais avant cela, il faut qu’il y ait eu prise de contact entre les antigènes du microbe et les cellules en patrouille à tous les endroits de notre corps et qu’on appelle les macrophages. De cette prise de contact résulte l’inflammation, sorte de signal d’alerte lancé localement. Inflammation et mémoire immunitaire travaillent donc de concert.

Le signal d’alerte

Les macrophages sont des cellules détachées du sang. Ils sont issus de la même lignée cellulaire que les polynucléaires neutrophiles qui sont les principaux globules blancs du sang. Ils ont été formés à la même école , et de ce fait ont la même capacité de réaction que les cellules de défense du sang. Ils vont par chimiotactisme , c’est à dire par simple contact émettre des sortes de bras qui vont entourer l’agresseur et l’absorber. Les macrophages sont pourvus d’enzymes très puissants qui vont détruire le microbe et eux avec.
Dans le même temps, d’autres cellules, les mastocytes vont libérer des substances (l’histamine et la sérotonine) qui sont à l’état normal bien à l’abri dans des granulations qu’ils contiennent. Ces substances sont, dès le signal d’alarme, libérées dans le tissu infecté, ce qui provoque la dilatation des vaisseaux sanguins locaux et l’afflux de cellules en provenance du sang. Le signal d’alerte a été entendu, c’est le début de la réaction inflammatoire.

La réaction inflammatoire

Elle consiste à conduire sur le lieu de l’infection un maximum de cellules et de circonscrire les agresseurs : la région devient rouge, chaude et gonflée, avec sa conséquence immédiate : la douleur. C’est la seule chose dont nous ayons conscience, car le reste de la réaction inflammatoire se passe à notre insu.
La conséquence, c’est que cela fait beaucoup de dégâts : morceaux de tissus détruits, débris de microbes, carcasses de macrophages ; ce bourbier, c’est le pus. Ce sont là encore les macrophages qui sont chargés de les évacuer. Et de ce fait, ils récupèrent un maximum d’informations sur les agresseurs.

La mémoire immunitaire

Toutes ces informations qui en constituent en quelque sorte la carte d’identité des microbes, vont être présentées par les macrophages aux cellules chargées de notre mémoire immunitaire, les lymphocytes et en circulation permanente dans le sang. Ceux-ci, dépêchés en urgence sur les lieux du combat grâce aux vaisseaux sanguins, sauront alors s’ils ont en mémoire la carte d’identité de l’agresseur. C’est à ce moment là qu’intervient la réaction de défense elle-même qui met en collaboration étroite la mémoire immunitaire et les cellules de défense munies de tout leur arsenal.

L’organisation de la défense

Faisons le point : grâce à la réaction inflammatoire, l’ennemi a été circonscrit, ses premiers bataillons ont été détruits, l’organisme sait que c’est un agresseur et il a déjà recueilli des informations sur ses antigènes. Reste maintenant à remporter la bataille. Deux possibilités se présentent :

Soit l’ennemi est connu, et sa carte d’identité parfaitement répertoriée. C’est ce qui se passe pour la plupart des maladies contre lesquelles nous sommes immunisés (tuberculose par exemple). Dans ce cas, les plasmocytes, autres cellules des tissus, et d’autres lymphocytes vont fabriquer en masse des substances qui savent détruire cet agresseur spécifique. Ce sont les anticorps. Ces substances, vont se fixer à des endroits précis et répertoriés dans la mémoire des lymphocytes sur les antigènes du microbe.

Une substance existant à l’état normal dans le sang, le complément, va compléter la réaction est provoquer la destruction du couple antigène-anticorps, provoquant immédiatement la destruction du microbe. Cela, c’est ce qu’on appelle la réaction immunitaire immédiate. La destruction est massive et l’infection sera jugulée pratiquement instantanément. C’est grâce à cela que nous ne tombons pas malades à chaque contact avec la myriade de microbesavec lesquels nous rentrons en contact en permanence.

Soit l’ennemi n’est pas connu. Il faut donc le temps d’en analyser les antigènes et de fabriquer contre lui les anticorpsspécifiques. C’est ce temps qui correspond en général à la phase d’état de la maladie infectieuse. Par exemple, chaque année nous nous trouvons confrontés à une épidémie de grippe différente. Le temps que les anticorps spécifiques du virussoient fabriqués, on peut tomber malade. La grippe guérira en quelques jours, qui correspond au délai de fabrication des anticorpset de la destruction totale du virus. La carte d’identité de l’agresseur est alors parfaitement connue et si celui-ci revient, il sera aussitôt accueilli comme il se doit. Le problème, c’est que l’année suivante le virusa muté et que pour l’organisme tout est à refaire à nouveau.
En fait, pas tout, car nos cellules immunitaires ont en mémoireun stock d’information considérables qu’elles se transmettent tout au long de notre vie, de générations de cellules en générations de cellules.

Les médicaments

Grâce à la pharmacopée moderne, nous sommes mieux armés pour nous défendre contre les infections. Deux stratégies principales et complémentaires :

Les antimicrobiens.
Ce sont les antivirauxcontre les virus, les antibiotiquescontre les bactéries, les antiparasitaires contre les parasiteset les antifongiquescontre les champignons. Chaque type de médicament intervient à un moment quelconque de la réaction de défense, en attaquant directement les microbes.

Les immunoglobulines.
Ce sont des anticorpsfabriqués par les laboratoires pharmaceutiques, soit en injectant les antigènes à un animal et en récupérant les anticorps qu’il a fabriqué (le sérum de cheval antitétanique par exemple), soit par génie génétique en faisant fabriquer ces immunoglobulines par des bactériescultivées à cet effet. C’est tout le principe de la sérothérapie.
On peut aussi prévenir l’infection grâce à des vaccins : on alerte à bas bruit l’organisme en lui délivrant des quantités minimes ou atténuées d’antigènes, ce qui va l’amener à fabriquer aussitôt des anticorps disponible dès que l’ennemi viendra .
On peut enfin soutenir d’une manière générale les réactions de défense en donnant des immunostimulants. L’interféron et les lymphokines sont des exemples de ce qu’on peut faire dans ce domaine




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